Cet article a été créé le 09-06-2007
Tultet
Caractéristiques physiques et chimique de l'étonnante peau des chrystaliens.
Synthèse des travaux de Milton S. Wang.
La Tultet est un matériaux étonnant qui résiste fortement à toute analyse en détails : sitôt prélevé sur un chrystalien, il commence à se dégrader à grande vitesse. Dans certaines conditions, comme celles rencontrées lors d'une partie des rites funéraires chrystaliens, une sorte de fossilisation à lieu qui permet de conserver en partie le spécimen. Néanmoins, la nature même du matériaux change lors de cette opération et il perd une grande partie de ce qui fait sa force.
On a longtemps cru que la peau des chrystalien était un simple minéral. Inconnu certes, mais similaire à ce que certains de nos micro-organismes produisent naturellement, par des procédés biochimiques à température ambiante, aussi connus sous le nom de chimie douce. Par exemple, Cyclotella meneghiniana se protège à l'aide d'une fine carapace de verre qu'elle secrète elle-même à partir des silicates présents dans l'eau.
Mais il semblerait que le cas du tultet soit très différent : contenant environ 70% de carbone, 25 de silice et 5 d'éléments divers, il est composé de molécules très diverses agencées de façon complexe. De façon certaine, nous avons réussis à identifier divers type de nanotubes de carbones et une vingtaine de variété de protéines complexes, basées sur la silice et non sur le carbone comme les nôtres, le tout agencé dans une structure cristalline de grande taille, presque macroscopique...
On est loin de la structure cubique simple d'un diamant!
Ce cristal, l'unité de base de l'épais épiderme chrystalien, est doté de nombreuses propriétés étonnantes :
Tout d'abord, une sorte de porosité sur sa face intérieure, car le cristal de tultet est orienté.
Sa couleur naturelle, blanc laiteux, presque transparent, est masquée par la circulation en son sein d'hültet, le sang chrystalien, dont la capacité naturelle de réflexion donne sa couleur brillante à la plupart de nos amis golems. Les différentes inclusions qu'on peut également y observer sont généralement du à une forte présence d'un élément tiers au sein du tultet, le plus courant étant le cuivre, qui donne alors aux chrystaliens de jolis reflets métalliques.
Nous ne savons pas exactement quel est l'intérêt d'alimenter ainsi le réseau cristallin en sang, mais cela a sans doute un lien étroit avec la formation du dit réseau et ses capacités de régénération, que nous évoquerons plus loin.
Ensuite ses impressionnantes propriétés mécaniques : aussi dur que le diamant, le tultet ne souffre pas de la même fragilité. Notre ami "éternel" est loin d'être aussi solide qu'on le croit : être dur, ne signifie pas être solide. Laissé tomber un diamant, vous aurez beaucoup de chance de le briser. Le tailler ou le rayer est une autre affaire néanmoins...
A l'inverse, le tultet, sans doute de part sa grande taille et sa structure complexe, dispose d'une certaine souplesse : tout comme un bon acier, il est capable d'être souple et dur à la fois. Et ce dans des proportions sans commune mesure avec le métal que nous venons de citer.
Mais ceci n'est valable que pour la face supérieure du cristal de tultet. La face inférieure, poreuse, comme nous venons de l'expliquer ci-dessus, est bien plus fragile et des chocs modestes (en comparaison avec l'énergie nécessaire pour l'autre face, la valeur absolue restant fort haut) suffisent alors pour détruire le cristal.
Néanmoins cette dernière propriété, comme nos militaires l'ont découvert lors des guerres coloniales, n'est pas vraiment des plus utile lorsqu'il s'agit de mettre à terre un golem : les projectiles perce-blindage haute-vélocité développés en début de conflit comptaient en effet sur la résistance de l'autre "coté" du chrystalien pour rester à l'intérieur du corps et rebondir en tout sens. En pratique, une fois rentré, la balle ressortait presque avec facilité, sans occasionner énormément de dégâts, ce qui a obligé nos ingénieurs militaires à des miracles d'ingéniosité pour y remédier.
Mais laissons de coté ces détails sordides.
On notera pour finir une étonnante résonnance à certaines fréquences du tultet, qui sans endommager le cristal, même à fort volume, vibre alors de façon très désagréable pour son propriétaire. Les guraks amateurs de
vibrato manquent d'ailleurs rarement une occasion d'exploiter cette particularité, au grand dam de leurs victimes...
A completer
Les propriétés thermiques du tultet sont presque aussi impressionnantes que les mécaniques : il ne brule qu'à partir de près de 3200 K et possède une résistance thermique impressionnante. Ainsi, les chrystaliens ne semblent indisposés qu'au dessus de 800 K et peuvent localement supporter des températures bien supérieures : les premiers dommage internes ne semblent apparaître qu'aux alentours de 2500 K si la zone d'exposition reste modeste (un membre, une partie du torse, mais guère plus). Si l'exposition est complète, 1300 K sont suffisant pour faire perdre conscience à un chrystalien en quelques minutes. Une exposition prolongée peut entrainer des séquelles graves. Des températures supérieures auront des effets d'autant plus forts qu'elles sont importantes.
L'isolation thermique fournie pas le tultet fournit également et sans surprise une égale protection contre le froid, ce qui explique les sorties dans l'espace des chrystaliens avec un équipement minimal.
Le dernier point que je souhaite aborder dans ce court résumé est celui de la régénération. S'ils semblent incapable d'en produire en grande quantité rapidement sans l'un de leurs rites étranges, les chrystaliens peuvent cicatriser leurs blessures les plus légères, tout comme nous sommes capable de stopper une écorchure sans l'aide de points de sutures?
Le mécanisme exact en jeu dans ce phénomène est bien évidemment inconnu. Néanmoins, puisque la zone blessée est plus colorée que jamais lorsqu'un chrystalien régénère son tultet, on peut affirmer sans trop de risques que le sang, l'hültet, y joue un certain rôle, que ce soit pour amener les éléments nécessaires ou pour tout autre chose.