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Les Terriens, peuple originaire de la Terre.
Ces êtres appartiennent au type des
humanoïdes, c'est à dire des créatures bipèdes munies d'une paire de bras. Leur taille moyenne est de un mètre soixante quinze centimètres tandis que leur poids moyen est de soixante quinze kilogrammes. Leur constitution est purement
organique :
Leur corps est constitué d'un squelette, assemblage d'os de diverses formes : les os supportent les structures corporelles, protègent les organes internes, et, par leurs articulations, facilitent le mouvement.
Leur organisme fonctionne grâce à plusieurs séries d'organes vitaux organisés autour de systèmes aux fonctions diverses :
- un système sanguin qui alimente le corps en énergie et qui est mis en mouvement par un muscle, le coeur, celui-ci faisant office de pompe ;
- un système digestif, qui transforme la nourriture en matière utilisable par le corps ;
- un système respiratoire, qui utilise l'atmosphère oxygénée comme source d'énergie à travers les poumons ;
- divers systèmes nerveux pour coordonner le tout, centralisés au niveau de l'encéphale.
- Enfin, l'énergie produite par le corps alimenté en oxygène et nourriture est utilisée par les muscles, qui permettent le mouvement, en conjonction avec la mobilité du squelette.
Les humains sont des êtres sexués. En principe, ils se reproduisent grâce à la réunion de deux êtres humaines de genre différent. Chaque genre est doté d'organes génitaux compatibles les uns avec les autres. Cependant, la reproduction in vitro de cette race est aussi possible. A la naissance, l'humain est soit de sexe féminin, soit de sexe masculin, soit, dans des cas très rares dus à une malformation congénitale, doté des deux sexes. Le petit humain doit normalement compter une vingtaine d'années pour être pleinement opérationnel.
Beaucoup de terriens, en raison des évolutions philosophiques effectuées par leur peuple, considèrent qu'ils sont une exception dans l'évolution. S'il est vrai qu'ils se situent à mi-chemin entre nombre de races, rien ne semble accréditer sérieusement cette thèse, qui est un sujet de moqueries pour les autres races.
A l'heure actuelle, les différents gouvernements terriens rentrent tous dans l'une des trois catégories suivantes :
- les "jeunes loups" (indépendants) : bien que le terme de "jeune" soit bien sûr amené à perdre de son sens à mesure que le temps passe, il désigne à la base des gouvernements récents, qui n'ont encore jamais fait parti de l'UCE, la seule alliance terrienne au vrai sens du mot.
Sont inclus dans cette catégorie aussi bien des dirigeants ayant fait le choix de ne pas adhérer à l'UCE, que d'autres dont le gouvernement est encore trop récent pour avoir fait d'initiatives en ce sens
- les "mâles solitaires" (indépendants) : ce sont là des gouvernements qui ont pour un temps appartenu à l'UCE, avant de s'en éloigner et de la quitter.
- la "meute" (UCE) : un nombre important de gouvernements humains sont regroupés au sein de l'UCE, United Corporations of Earth, dans un but d'entraide, de conseil, et de développement et enrichissement mutuel.
Voir "UCE" dans la rubrique "Alliances".
Bien que l'UCE soit depuis la fin de la guerre cybériane la seule alliance officielle terrienne, de nombreux regroupements pré-existants ou ayant émergés à cette période troublée seraient encore actifs. Très peu de données existent toutefois à ce sujet pour corroborer ces thèses.
Il est néanmoins désormais admis par la plupart des historiens que ces groupements jouèrent un rôle considérable dans les politiques menées par les Terriens ces derniers siècles. La question cybériane amena en effet avec elle la nécessité pour l'humanité de choisir un camp, et comme à leur accoutumée les Terriens eurent des avis divergents sur le rôle qu'ils devaient jouer. En conséquence un nombre important d'alliances officieuses, groupe de lobbying, regroupement d'intérêts, tentèrent d'infléchir dans un sens ou dans l'autre la position humaine vis à vis des Cybérians et des autres races de Septentrion.
On vit toutes sortes d'actions et tentatives d'influence pour, tour à tour, s'engager aux côtés des Cybérians, combattre avec les autres races, rester neutre. Pour cette dernière position, de loin majoritaire, différentes déclinaisons apparurent et avec elles un certain nombre de groupements, parmi lesquels on distingue quelques uns, plus célèbres de par leur efficacité ou par les scandales qu'ils créerent :
-les Fondeurs Associés : à l'origine un important syndicat de mineurs et de sidérurgistes de la ceinture d'astéroïdes AJX-80, chargés de fournir le minerai nécessaire aux chantiers spatiaux pour la construcion de flottes. Les Fondeurs Associés fournirent de façon délibérée un minerai riche en impuretés suite à une commande gurake. Les vaisseaux construits et envoyés à destination du front contre les cybérians ne résistèrent bien sûr pas à la première contrainte gravitationnelle venue, si bien que ceux-ci éclatèrent pour la plupart au décollage.
Le scandale fût bien sûr énorme et engendra une méfiance accrue des autres races à l'encontre des Terriens. Cette affaire, qui date des premières années de la guerre contre les Cybérians, est d'ailleurs considérée par certains historiens chrystaliens comme la raison de la neutralité des Terriens : moins un choix de leur part qu'un refus d'une partie des autres races de les avoir à leur côté.
- le MLLEV : Mouvement de Lutte pour la Liberté des Etres Vivants : ce groupe apparut quelques dizaines d'années après le début de la guerre, et persista jusqu'au nanovirus. On ne sait pas si il est toujours actif, ne serait-ce que sous forme de groupe d'influence.
Comme son nom l'indique, ce Mouvement qui compta à son apogée plusieurs dizaines de millions de membres et sympathisants avait pour but la lutte contre les Cybérians. Il envoya ainsi de nombreux volontaires terriens ainsi que des flottes combattre aux côtés des autres races, en désaccord d'ailleurs avec les recommandations de la majorité des gouvernements humains. De par son existence, ce Mouvement invalide donc au moins en partie la thèse sur la neutralité terrienne citée précédemment.
- la Confrérie Humaine, ou juste "la Confrérie" : peut-être le plus renommé et le plus influent de ces groupes, il est apparu il y a quelques siècles et serait encore actif aujourd'hui selon certains. Ses membres, qui ne s'affichent pas au grand jour, oeuvrent "pour le bien supérieur de l'humanité", selon leurs dires. Par leurs actions et leur lobbying, ils cherchent ainsi à renforcer la place des Terriens dans la Galaxie, voire à en assurer la supériorité si l'on en croit les quelques déclarations qu'ils firent au cours des années. Il leur a souvent été reproché de chercher à collaborer avec les cybérians au nom d'un supposé intérêt stratégique pour les Terriens.
Bien qu'il soit difficile de généraliser une description morale à un peuple entier, surtout lorsque celui-ci a connu une histoire très mouvementée, on remarque une propension non négligeable des terriens à l'individualisme. Si, souvent, des terriens adhèrent à l'idée de communauté, la plupart entrevoient cette coopération pour des intérêts très personnels. D'ailleurs, peu s'en cachent, et la plupart base sa conception de la normalité sur une perception opportuniste.
Les terriens entrevoient leurs intérêts sous des angles qu'ils doivent à leur constitution physique et leur évolution historique :
- Leur intérêt premier est analysé à travers leur instinct de survie ; là où les individus d'autres races coopèrent activement pour la survie de la communauté et se sacrifient à la tâche sans aucun questionnement, les humains ont peur de la mort. Que ce soit une évolution historique de leur conception de la vie ou un instinct, les humains se battront toujours pour survivre individuellement.
- L'intérêt secondaire qui découle de l'instinct de survie est le matérialisme ; pour assurer leur conservation individuelle, les individus humains s'entoureront d'autant de réserves que possible. Nourriture et boisson, d'abord, pour contenter leurs besoins naturels. Logement voire abri, pour éviter les dangers liés à leur environnement. Richesses, pour éloigner le risque de perdre nourriture, boisson ou logement, et pour dominer une communauté à laquelle ils n'adhèreront que par obligation ou besoin.
- En troisième lieu intervient la cupidité, qui permet de satisfaire le matérialisme. Dans la complexité de leurs relations, les humains s'allieront, se combattront, se côtoieront dans la recherche de ce qui les éloigne du point 0 de la survie.
Pour simplifier cette course, toute leur société s'est donc progressivement axée sur une valeur commune l'étalon centaure : pour l'humain tout a un prix, y compris la vie.
Les riches ont le pouvoir et les pauvres s'exécutent. Du fait des nombreux troubles sociaux qui résultent de cette concurrence constante, les terriens ont dû trouvé une solution et faire intervenir un paramètre extérieur. L'idée fut, à l'époque, de ne plus laisser les humains s'enrichir les uns sur le dos des autres, mais d'enrichir l'humanité sur le dos d'autre chose via la colonisation.
En voici les principales étapes :
- La société terrienne s'installe sur une planète.
- Elle en pille toutes les ressources naturelles au profit de grandes corporations qui exploitent le plus grand nombre, la masse populaire étant submergée de "petits cadeaux".
- Lorsque la planète est dévastée par la pollution, pillée de ses richesses et ravagée par le chaos social, les corporations organisent la colonisation d'autres planètes, d'autres eldorados illusoires.
- Le cycle recommence : retour au 1.
Les humains agissent tels une nuée de criquets.
Mais s'ajoutent à cela les nombreuses querelles entre corporations qui émaillent la vie des terriens ; des querelles animées par la volonté individualiste des dirigeants.
Depuis leur arrivée sur Septentrion, les humains, au contact des autres races, ont toutefois fait quelques progrès. Ils ont été largement freinés dans leur élan colonialiste par les guraks et ils ont appris l'humilité face au chaos qui régna entre cybérians et lordhs jusqu'en l'an 0. Aujourd'hui, ils connaissent des limites et leur instinct de survie contredit parfois leur cupidité.
Les terriens connaissent une large gamme de bâtiments. Cette gamme dépend principalement de leur fonction, mais, pour les humains comme pour beaucoup d'autres, les contraintes se résument à la force de gravité, les forces latérales dues aux intempéries, l'aération et l'isolation ainsi que l'éclairage.
Dans l'histoire humaine, beaucoup de formes ont été imaginées : des tombeaux en forme de pyramides ; des monuments en forme d'arche, vestiges du temps où les villes étaient fermées par des portes, de grands murs concaves retenant des cours d'eau pour en exploiter l'énergie motrice, de grandes cheminées s'élevant vers le ciel pour expulser les déchets atmosphériques... Les maisons elles-mêmes ont pris des formes très diverses, allant de la petite construction familiale surmontée d'un toit en pente à la construction longue de plusieurs dizaines de mètres, haute de plusieurs étages, comportant des appartements en nombre.
Le métabolisme humain est capable de s'adapter à la plupart des températures, si tant est qu'elles ne soient pas extrêmes. Ses chances de survie et son espérance de vie s'accroissent lorsque celles-ci s'approchent de
15°.
Il ne respire que des atmosphères riches en dioxygène et en diazote. Il supporte la présence d'argon, de vapeur d'eau, de dioxyde de carbone, d'hélium, de néon, ou de tout autre gaz si ses proportions n'excèdent pas le seuil critique.
L'humain aime le sol dur : la terre ferme et la roche. Il survit moins bien dans des environnements sablonneux ou aqueux. Par nature, son métabolisme est adapté à la vie sur un sol dur et même s'il pouvait respirer dans un milieu liquide, il ne s'y sentirait pas forcément à l'aise.
Situation avec les autres races
MNA :
Les mondes non alignés sont, au mieux, des partenaires commerciaux et, au pire, des cibles d'entrainement.
Vel-Naos :
Les vel-naos font partie du trio des races auquel s'opposaient jadis les humains. Aujourd'hui, les relations sont revenues à la normale. Des contacts sporadiques ont lieu entre terriens et vel-naos, mais rien de formel et entretenu ne s'est officialisé.
Lordhs :
Les terriens, soucieux de garder leur neutralité, sont restés assez éloignés des remous politiques des derniers cycles. Les uns ont mené la guerre aux cybérians, les autres sont restés dans leurs domaines. La conclusion de tout cela est une absence de contacts assez continue, que quelques négociations viennent parfois rompre.
Chrystaliens :
Ces individus, pourtant peu adaptés à l'espace, ont beaucoup profité des dernières décennies de cycles. Ils constituent une force statistiquement importante, et une source d'inquiétude en raison de leur rôle d'électron libre.
Cyberians :
Depuis que cette race a été submergée par une coalition des autres peuples guraks, chrystaliens et lordhs, elle est relativement désorganisée. Certaines nations cybérianes peuvent faire de bons partenaires commerciaux tandis que d'autres sont bien plus... envahissants.
Guraks :
Les efforts des terriens ont été de calmer les tensions avec les guraks tout en s'assurant que chacun reste chez soi ; un relatif succès, si on passe sur l'impolitesse congénitale de certains représentants guraks.