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Cet article a été créé le 27-05-2007

Introduction


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Gaia'prach, le haut-chrystalien

Le Gaia'prach, ou haut-chrystalien, est la langue véhiculaire de ceux qui s'appelle eux même les "enfants de Gaia" ou Gaia'sol'litet. Elle est née peu après leur rencontre avec les Vel-Naos, lorsque les douze mondes d'origines des chrystaliens purent, pour la première fois, communiquer entre eux.
La nécessité d'une langue commune ayant fait très rapidement son apparition, le Gaia'prach fut créé avec l'aide des linguistes Vel-Naos, qui surent désamorcer tout conflit éventuel en proposant d'ingénieuses méthodes de sélection des racines parmi les vingt langues chrystaliennes majeures de l'époque.
Son statut de langue artificielle et une certaine affection des chrystaliens pour les choses solides font du Gaia'prach un langage robuste aux règles simples et à la grande rigueur syntaxique.

Le problème du spectre sonore


Avant d'évoquer les sonorités propres au Gaia'prach, il paraît indispensable de revenir sur les spécificités de ce qui constitue l'audible pour un chrystalien.
Vous trouverez dans les fichiers medias associé des enregistrements de discours et chants de nos amis cristallins.

*Sons hachés et sec, consonnes explosive ou roulant interminablement, entrecoupés ça et là de voyelles à la tonalité changeante. Le tout laisse une impression confuse d'inachevé, un ensemble frustrant de mots mal finis, sans cohérence aucune.*

A l'écoute de ces extraits, nul ne s'étonnera d'apprendre que les chrystaliens ont la réputation d'avoir un parlé rude et grossier, condamné de part quelque malédiction biologique à des émettre des sons approximatifs.
Mais vous remarquerez sur les diagrammes associés qu'une part non négligeable des informations se situe en dehors du spectre audible par l'oreille humaine, que ce soit dans les infra ou les ultrasons.
Alors qu'en est-il réellement? Pour vous faire votre propre idée, nous vous proposons cet autre enregistrement, tiré des c?urs chrystaliens de [qui veut avoir des c?urs qui font des tournées chez les humains?], interprétant "Et tôh lockar" ("Il pleut dans le désert"), adapté pour l'oreille humaine par Ismanir et Paul Dern.

*Le morceau commence par quelques instants de presque silence. Quelques crissements, et, de loin en loin, un son grave et sourd, comme étouffé. Puis une mélodie s'élance. Quelques notes qui brodent peu à peu les unes sur les autres jusqu'à former un ensemble complexe et changeant tout en restant, quelque part, toujours le même. Quelques sons importuns, aigus, cristallins tombent soudain au milieu du thème. Ils se font plus nombreux, jusqu'à tramer leur propre mélodie, qui supplante finalement la première, sans la faire disparaître pour autant. Elles finissent par s'entremêler au point qu'un troisième thème semble en jaillir tout à coup sans qu'on puisse dire pour autant avec précision où il commence et se termine? Au fil des temps, le son grave du début, qu'on avait presque oublié mais qui pourtant n'était jamais parti, gagne en intensité et en rythme. C'est désormais un battement puissant, vibrant, de ceux qu'on entend plus avec ses tripes qu'avec ses oreilles. Il se fragmente soudain au milieu d'une pulsation en une avalanche de petites trilles qui s'entrechoquent et s'étendent, conquérant peu à peu l'espace musical jusqu'à le remplir tout entier au point que l'on remarque à peine le départ discret des premiers thèmes. La multitude de mélodies embryonnaires semble s'affronter un moment durant. Certaines disparaissent, d'autre se combinent pour former finalement un tout cohérent. Puis peu à peu, le calme revient, et avec lui, le silence. *

Il serait quelque peu vain de discuter des sonorités réelles du Gaia'prach : comment décrire en effet un son tout aussi inaudible qu'il est imprononçable.
Néanmoins, et même si les humains prenant la peine de l'apprendre sont peu nombreux, il existe une version humanisée du haut-chrystalien, l'"ap tia'tek'matsan Gaia'prach" (littéralement, le langage de Gaia pour les humains) ou, plus couramment, "l'aptia". Malheureusement, la nécessité pour l'interlocuteur chrystalien lui-même de suivre un entrainement pour être à mène de comprendre l'aptia réduit grandement l'intérêt pratique de la chose et explique, en partie, pourquoi la grande majorité des échanges avec les enfants de Gaia se fait dans notre langue exclusivement.

L'aptia reste néanmoins un outil d'analyse de la langue des plus pratique pour le linguiste humain qui voudrait se pencher sur le haut-chrystalien.


Une langue tonale


Le Gaia'prach est une langue tonale, dotée de sept tons. Ce qui reste, heureusement dirons certains, plus simple que certaines langues asiatiques de l'ancienne Terre.
Deux mêmes mots, à différentes hauteurs, exprimeront donc deux choses différentes. Néanmoins, le ton ne sert ici qu'à varier au sein d'une même famille de sens. Attention, il ne s'agit pas d'un accent, mais bien d'une différence de hauteur pour le mot tout entier.
Les tons se répartissent en deux groupes de trois, inférieurs et supérieurs, plus le neutre. Les symboles utilisés dans la transcription en alphabet latin sont : h, ¨, ^ et le doublement de la première voyelle.

Le h se place en début de mot et sert à indiquer qu'il s'agit d'un ton inférieur ou supérieur. La place dans le groupe est ensuite exprimée au niveau de la première voyelle du mot, à l'aide d'un des deux accents et du doublement de la voyelle. ¨ étant le plus proche du ton neutre, et le doublement le plus éloigné.
Ainsi, en partant de la base neutre ganar (monde, planète), on peut obtenir, dans les tons supérieurs, un jugement qualitatif : gänar (monde habitable), gânar (monde inhospitalier) et gaanar (monde invivable).
Les tons inférieurs portent plus souvent sur l'aspect matériel : hgänar (lune, au sens satellite, il existe une racine propre pour la Lune), hgânar (l'astéroïde de grande taille, presque une planète), hgaanar (la géante gazeuse).

Ecriture


Les chrystaliens ne connaissant pas l'écriture au moment de leur rencontre avec les Vel-Naos, le Gaia'prach est donc leur première langue écrite. Malgré cette origine artificielle, les chrystaliens ont fait le choix des idéogrammes, esthétiques, certes, mais bien peu pratiques puisqu'il faut, comme pour toutes les écritures de ce type, en mémoriser des milliers.
Néanmoins, puisque les tons du langage parlé se retrouvent également à l'écrit, quiconque connaît la base neutre utilisée n'aura guère de mal à saisir au moins le sens général d'un caractère donné. L'esthète en appréciera donc l'esthétisme, quant à l'étudiant, même motivé, il maudira sans doute mille fois les anciens chrystaliens et les raisons inconnues de leur choix.

Heureusement, l'aptia vient une fois de plus au secours de l'amateur en proposant des règles simples de transcription en alphabet latin.

Formation des mots


Genres
Le haut-chrystalien dispose de trois genres : l'inanimé, le vivant non-chrystalien et les termes relatifs aux chrystaliens eux-mêmes. Un mot n'est pas assigné de façon fixe à un genre, il s'agit en fait plus d'une déclinaison, un suffixe qui sera ajouter à une racine en fonction des circonstances, respectivement (-), san et tet.

Prenons un exemple : Ianir, ianirsan, ianirtet
Ianir, la forme inanimée, signifie, "dont sont issus" ou "à l'origine de"
Ianirsan, la forme du vivant, signifie mère, chez les animaux où les diverses espèces intelligentes concernées.
Iarnirtet, la forme chrystalienne, signifie mère également, ce qui pour un chrystalien désigne sa planète d'origine, ou plus spécifiquement, son lieu de naissance.

Dans le cas de mots composés (voir plus bas), le suffixe s'ajoute uniquement au dernier terme (à l'exception "bien sur" des termes composés dont le sens global ne concerne pas le suffixe d'un des termes utilisés? )

On remarquera que dans la vie courante, le suffixe ?tet, prévalent dans une société chrystalienne, à tendance à être omis, tant que le contexte permet de ne pas se méprendre sur le sens.

Noms communs
En dehors de la question du suffixe de genre, les noms communs peuvent se classer en deux catégories, les mots racines et les mots composés.
Les mots racines sont fait d'un seul bloc, et ont généralement un sens simple. Ils correspondent le plus souvent à nos noms communs.
Les mots composés sont l'assemblage, de deux ou plusieurs mots racines, généralement séparés par l'utilisation d'une apostrophe. Nous utiliserions pour notre part tout une expression ou au minimum un ensemble nom-adjectif pour porter le même sens.
Le terme "humain" constitue un bon exemple : tia'tek'matsan est formé de la négation tia, de tek, qui signifie galaxie, et matsan qui est la forme animée d'une chose, autrement dit, un être vivant. Aux yeux des chrystaliens, les humains sont donc "ceux qui ne sont pas de la galaxie". Ce qui était d'ailleurs bien suffisant pour nous définir avant l'arrivée des cybérians.

Les verbes sont facilement reconnaissables à leur terminaison en ?ar à l'infinitif ou au présent. Se rapporter à notre article sur la conjugaison pour plus de détails.

Noms propres
Les noms propres sont généralement issus de la contraction de mot racines. Leur formation ressemble à celle des noms composés, hormis le fait qu'on ne garde que la première syllabe de chaque terme utilisé.
Le choix d'un nom est une chose très importante pour un chrystalien, et n'est jamais fait à la légère.

Pluriel et dénombrement
Le pluriel est marqué par l'ajout du mot court 'li
Lorsqu'il s'agit de compter, ou tout du moins de construire un mot incluant une valeur de position (comme jul'meld'tautet, le premier rite de croissance), on ajoute le nombre voulu de la même façon. Le suffixe de genre se rajoute toujours à la fin, comme pour un terme normal.

Voir aussi


Notre Dictionnaire Humain-chrystalien [Note : glossaire à ajouter]
Mathématiques chrystaliennes : compter en chrystalien
Et tout les articles de notre portail Gaia'prach


Dernière modification le 27-05-2007
Dernière modification par Somat
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